En plein pays bourbonnais, non loin des sites historiques et
religieux qui témoignent du passé de cette région douce à vivre,
l’ancienne église d’un village devenu hameau se dresse sur une
motte de quelques 2980 m², arborée et fleurie en joli jardin d’agrément.
À l’époque médiévale, l’église Saint-Pierre fut rattachée à la
célèbre abbaye de Neuffonts, fondée par St Gilbert, Patron du
Bourbonnais. Devenue église paroissiale, elle fut vendue à la
révolution française, sans sa cloche, au citoyen Chopin. Au
XIXe, l’église paroissiale fut désaffectée, mais servit quelque
temps de chapelle au château proche. Transformée en rendez-vous
de chasse dans les années 1960, elle vient d’être réhabilitée en
habitation confortable, dont le goût ne dépare en rien le style
de l’édifice, du plus pur Art roman dépouillé (X / XIème siècles).
L’église :
La charpente de châtaignier, en carène de bateau, est d’époque,
ainsi que les murs latéraux de la nef et le pignon ouest. La
crypte en hémicycle fut déblayée sous le chœur (actuelle cave),
et la petite abside reconstruite à partir de matériaux retrouvés
sur place (dont deux modillons à copeaux). La nef (actuel séjour),
séparée du chœur (actuelle cuisine) par une splendide cheminée
monumentale à manteau de pierre (XVe siècle, venant du célèbre
château de Verneuil ayant appartenu au Connétable de Bourbon),
arbore des corbeaux de pierre sculptés. Bien éclairée, l’église
possède 4 fenêtres à l’est, 3 au sud, 2 au nord, toutes en
arceau, et la plupart à vitraux simples (rénovés). A l’ouest, le
portail très simple, à archivolte à un seul retrait a conservé
ses portes d’origine, doublées par une récente porte vitrée.
Sur le mur sud, l’on peut admirer quelques détails originaux :
- une porte gothique en arbalète, surmontée d’une fleur de lys
sculptée, cachée sous du mortier à la Révolution (Philippe le
Bel l’aurait offerte au propriétaire du château) ;
- à côté : une croix taillée dans une pierre enchâssée ;
- une autre pierre encastrée dans le mur intérieur, sur laquelle
on découvre les armes de la famille de Treille qui eut fief en
ces lieux entre 1520 et 1630.
À l’ouest, au-dessus de la porte principale, l’on devine encore
les traces du "caquetoire" qui servait d’auvent. Au sud et au
nord, deux contreforts bien symétriques assurent la solidité des
murs. Le toit, très pentu, et couvert de petites tuiles plates
de pays, ne possède plus son clocher, mais une petite croix de
pierre, témoin de la consécration du lieu, qui ne possède
d’ailleurs plus de reliques de saints.
Les transformations actuelles, datant des années 2000 (électricité,
plomberie, chauffage central gaz citerne, isolation, planchers,
déco…), ont respecté ce caractère sobre et rustique.
L’habitation :
* La nef, ou séjour, de 50 m² : tomettes (XXe), porte
vitrée
ouest, porte d’origine sud, fenêtres, niches en pierre, corbeaux
sculptés, bénitier de pierre, armoiries sculptées, mur est en
pierre apparente derrière la majestueuse cheminée de château. Un
petit escalier de bois monte à la chambre parentale suivie de sa
salle de bain.
* Le chœur, ou cuisine, d’environ 30 m² :
fenêtre d’origine,
niche en pierre, cheminée factice surmontant les cuisinières,
plans de travail à carreaux (style provençal), évier en pierre
reconstituée (la cuisine n’est pas équipée, mais possède des
placards en bois) ; dans l’abside : coin repas. Toilettes (+
chaudière gaz 2001).
* Un escalier descend à l’ancienne crypte à usage de cave (terre
battue), et un autre monte à la chambre d’enfants.
* Étage (parquets de chêne) :
- chambre d’enfants 25 m² au sol, suivie d’une salle de bain, et
surmontée d’une mezzanine-couchage d’une dizaine de m²
- chambre parentale à charpente en carène de bateau apparente,
suivie de sa salle de bain (double vasque en marbre, baignoire
îlot Belle Époque, placard bois, fenêtre arceau, charpente
apparente)
- un appentis dans le style, en fin de construction (briques monomur et enduit, tuiles creuses, nombreuses
fenêtres en
arceau…) prévoit 45 m² de surface supplémentaire repartie en
chambre à l’est, salle de douche (à l’italienne) et bibliothèque
à l’ouest. Cet espace supplémentaire sera livré terminé.
Le jardin :
Un portail électrique ouvre sur l’entrée piétonne par laquelle
on accède à l’église. 2 980 m² ont été paysagés agréablement.
Déjà arboré, le terrain a été défriché, planté de massifs de
fleurs, gravillonné autour de l’habitation. Une haie d’arbres
sépare des voisins en contrebas. A gauche du portail, non
visible du terrain d’agrément, un bâtiment construit en 2000
possède auvent, 3 garages à voitures et atelier.
La piscine : 4 X 10 m, chauffée par pompe à chaleur,
achève le
confort du lieu.
Taxes foncières 333 euros
Cette très jolie et rare propriété se trouve à 10 minutes de
Vichy, ville touristique et thermale (opéra, plan d’eau, courses
hippiques…).
Prix : 339 200 € A.C.