Proche de Tincontium, la motte gallo-romaine sur laquelle fut
construit le premier château fort (entre Bituriges et Éduens), se
trouvait aussi à proximité de la voie romaine reliant les métropoles
nord et sud du centre de la France.
Encore en plein centre de ces régions françaises pendant la Guerre
de Cent Ans, qu’étaient Berry, Nivernais et Bourbonnais, le château,
fief de haute justice, fut reconstruit vers 1345 par Grivel, bailli
du Bourbonnais, sénéchal du bon duc Louis II de Bourbon pour la
Marche et l’Auvergne, autour de la tour dite de Philippe Auguste
(1190). La motte devint alors glaciaire, et le château prit allure
de forteresse lors du don des terres à Grivel qui avait chassé les
Anglais de la région. Jeanne d’Arc était passée non loin, et Duguesclin
aussi !
Surplombant à l’époque ses 5000 ha de forêts giboyeuses et de prairies
d’élevage, c’était un prototype d’architecture militaire dont la
tour de commandement crénelée est encore épaulée de sa tour de guet
tout en pierre. Ce donjon dit "Philippe Auguste" arbore toujours
son appareil de défense extérieur à bossages en épointe de diamant,
entouré d’archères et canonnières sommaires, d’une couronne de mâchicoulis,
et intérieur à deux assommoirs disposés à l’arrière de l’entrée
est de l’ancien pont-levis. Pourtant, les intérieurs de cette tour
sont pleins de charmes : déjà des voûtes d’ogive dans la salle de
garde circulaire (environ 4 m de diamètre, carrelée de tomettes
anciennes, et chauffée d’une cheminée monumentale en pierre) ; une
très jolie chapelle presque gothique à l’étage, aux figurines stylisées
sculptées des chapiteaux (de style simpliste médiéval) et aux voûtes
d’ogives polychromes ; une dernière salle à latrine sur console,
et enfin la terrasse visionnant la contrée tout entière jusqu’à
Nevers.
Ce donjon commande les trois autres tours crénelées de diverses
hauteurs, mais mêmes tailles intérieures (environ 16 m²), qui flanquent
un logis réellement en forme de fer à cheval, puisque la façade
nord-ouest, originellement arrondie, renferme dans son mur de plus
de 2,4 m d’épaisseur le chemin de ronde qui relie les tours. Le
fort possédait aussi certainement une chemise reliant le donjon
à la petite tour sud-ouest au temps des Grisel. La cour d’honneur
sud existe toujours, à laquelle on ajouta plus tard une galerie
carrelée de mosaïque, en guise d’orangerie, attenante à l’escalier
de pierre. Les douves, comblées, ont laissé place au nord à un charmant
bassin Napoléon III et sa fontaine Violet le Duc, entourés de grands
arbres très variés (feuillus et conifères aux chaudes couleurs)
de l’époque de la famille Aguado, liée à l’impératrice Eugénie.
Le logis,
du XIVe siècle (400 m²) :
* Les salles d’apparat habituelles (en cours de
restauration) bordées du chemin de ronde :
- grande salle 76 m², nord-sud, à parquets et vue sur le parc
- salon nord-sud 58 m² aux 3 doubles portes en boiseries superbes,
et boiseries murales
- petit salon 30 m² et son cabinet des anciennes latrines
* Dans la tour nord en voûtes d’ogives à oculus
: l’ancienne cuisine en tomettes (évier en plomb ! et conduit de
cheminée)
* Dans l’aile ouest :
- entrée sud dallée de pierre
- ancienne cuisine ouest à grande cheminée de pierre (petit four),
et fenêtre à coussiège
- escalier en colimaçon dans la petite tour ronde sud, donnant dans
la pièce du sous-sol (+ chaufferie mixte et radiateurs fonte anciens)
; ce qui est remarquable, c’est que les plafonds du château ne sont
pas à la française, mais d’énormes poutres transversales d’environ
30 cm de large ; tour ouest ;
* Dans l’aile est du pont levis :
- très jolie chapelle en pierres de taille, attenante au petit salon,
à arc doubleau séparant deux voûtes d’ogive, et possédant petite
cheminée de pierre Louis XV et vitraux
- double pièce haute à deux assommoirs, à l’arrière de l’ancien
pont-levis, donnant sur la tour de guet
- oubliettes.
* L’étage, en cours de rénovation (gros travaux
qui avancent rapidement ), possède une douzaine de pièces de différentes
tailles.
* Les combles aménageables (400 m²) ont vu leurs
toitures entièrement refaites à neuf.
Le parc,
en lisière de forêts: devancé de plantations de magnifiques arbres
d’ornement autour d’une pelouse nord-ouest, une vingtaine d’hectares
de bois sont traversés d’allées cavalières se rejoignant autour
d’un rond, endroit idéal pour de belles chasses ou de belles promenades
équestres. Les prairies libres totalisent environ 8 ha (plusieurs
sources et 6 puits), ainsi que la cour des communs.
Les communs
:
* Les anciens communs et écuries (d’environ 1700
m² plancher) ont été réhabilités sur 300 m² en salle des fêtes aux
normes, avec cuisine semi-professionnelle et estrade de danse (toilettes
handicapés). La suite des bâtiments (plusieurs salles de 150 ou
200 m²) mérite aussi une réhabilitation (dont cuisine professionnelle
ancienne), y compris dans les greniers à lucarnes et tomettes d’origine.
* La maison des propriétaires (1970) rénovée en
2001, spacieuse et confortable, de plain-pied :
- entrée, couloir, cuisine, buanderie
- 4 toilettes
- salle de bain et 3 salles de douche carrelés
- salle, salon double, et 4 chambres en parquet
Chauffage fuel / bois
- véranda (17 X 4 m).
* Gîte 1970 de 2 F2 (salle, chambre, coin cuisine
et salle d’eau avec toilettes) et 2 F1 (chambre, salle d’eau), avec
piscine 9 X 4 ( 2005, liner et grillage ).
* Terrain de foot
* Hangar 25 X 10 m.
Cette somptueuse propriété, à la fois historique et moderne, en
pleine expansion de notoriété d’accueil, se trouve proche des trois
préfectures Nevers, Bourges, Moulins, et à 2 h de Paris; les principaux
clients fidèles sont :
• pèlerins de Saint Jacques (200 par an)
• pilotes d’hélicoptères et de motos lors des prix de Magny-Cours
• séminaires automobiles et assurances
• mariages et foires à la brocante
Éléments inscrits aux monuments
historiques: tour d'angle sud-est à bossages, tour
d' angle nord-est, aile comprise entre ces deux tours (comportant
l'ancienne entrée et la chapelle) : inscription par arrêté du 18
janvier 1993.
Prix : 2 756 000 € A.C.