Après 3000 ans d’histoire, le village hémisphérique cramponné
à la montagne n’a changé que par sa modernité. Classé Natura 2000,
il représente toutes les saveurs visuelles et olfactives de l’arrière
pays niçois. Lui tournant le dos, à 1000 m d’altitude, plein sud,
une étrange habitation semble seule, face à son vallon privé ! 3
ha de nature sauvage ou maitrisée, où flore et faune cohabitent,
entre deux petites montagnes. On a quitté mer, touristes, foule
et chaleur en 20 minutes pour retrouver calme, senteurs, fraîcheur,
vue à 90°, … et couleurs provençales des intérieurs rénovés de toute
la passion de deux artistes inlassables.
Au XIIe siècle, et sûrement déjà à l’époque romaine, les moutons
paissaient au vallon, le long des restanques, où les roses les remplacèrent
ensuite, pour laisser place actuellement à un jardin d’Éden extraordinaire
de 2 ha, planté et soigné par les actuels propriétaires. Des centaines
d’espèces curieuses se côtoient sans se heurter; formes et couleurs
féériques dessinent des chemins en espalier où le regard découvre
l’incroyable diversité destinée aux sens. Sous la neige même, le
site est sublime.
Devancée d’une terrasse de pierre,
l’habitation surplombe jardin et prairie
face aux autres collines. Quatre portes de plain-pied (sur trois
anciennes bergeries de 50 m² au sol chacune), surmontées de nouvelles
fenêtres au fenil, laissent la lumière rentrer à flot dans un habitat
plein d’asymétrie, confortablement aménagé pour le plaisir d’y vivre.
Matériaux et couleurs y apportent l’enchantement. Côté habitation,
de belles pièces chaudes aux couleurs vives et aux styles variés;
côté ateliers d’artiste, de grands espaces blancs aménageables différemment
pour qui aurait une autre passion.
* Dans la première bergerie, les volumes décalés
par la roche résurgeant de la colline, abritent cuisine et, en demi-niveau,
espace repas voûté et rond, pavé de
terre cuite, duquel l’on communique : orangé et vert provençaux
des meubles peints et des murs, soulignent le blanc à cabochons
des carreaux de Salernes.
Le passage se fait à l’intérieur comme à l’extérieur sur l’espace
séjour où deux styles se côtoient : là, les couleurs ocres mettent
en exergue la plus typique des bergerie de la maison, aux tons bistres:
la voûte basse et étroite, le mur du fond en pierre, la roche saillante,
restés tels qu’à l’origine, sont le centre d’un
salon moderne, où une vaste cheminée
rouge permet des soirées au coin de l’âtre. Mêmes carreaux de Salernes
égayant l’escalier à quart tournant, à claire voie, ouvrant déjà
sur la partie intime de l’habitation, face à la deuxième porte de
la terrasse. Ce nouveau niveau donne
d’abord sur la bibliothèque de face,
tout en bois, qui grimpe à une mezzanine en pin massif style chalet.
A droite, les styles totalement opposés d’une porte indienne ancienne
et ajourée (vitrée côté intérieur), ouvrant sur une
luxueuse salle de bain aux carreaux
muraux mauresques, contrastent avec la clarté des faïences modernes
d’une vaste baignoire. Le miroir byzantin, au dessus de deux vasques
rondes, reflète une grande douche. Quelques marches séparent la
chambre du bain, au sud, que les tons
jaunes et blancs baignent de la lumière d’une fenêtre donnant sur
les montagnes.
* Le passage à la deuxième bergerie se fait par
le haut, sur l’atelier d’artiste de
6 m sous plafonds, très éclairé, et agréablement chauffé par le
sol, à basse température. Vaste espace très simple et blanc, de
50 m², auquel s’ajoute une mezzanine. Cet espace quasi-vierge peut
être aménagé au goût du nouveau propriétaire. Il communique par
un petit escalier avec une pièce, donnant sur la porte-fenêtre et
la terrasse à l’avant, et à l’arrière avec le
laboratoire photo aveugle.
* La troisième bergerie, qui possède sa propre
terrasse en pierre de Bourgogne, propose
un studio indépendant, rénové avec raffinement:
vaste pièce lumineuse dallée de pierre de Bourgogne aussi, dont
la symétrie est coupée par une marche, un pilier de pierre apparente,
et une cuisine américaine à gauche.
Une série de placards occupe le mur droit. A l’arrière,
salle de douche contemporaine (dalles
de pierre grise aux murs) et toilettes.
En haut: le deuxième atelier sensiblement
identique au premier, et communiquant. Cette dernière habitation
est mitoyenne d’une dernière bergerie presqu’invisible
appartenant à une amie des propriétaires, et pouvant être vendue
en même temps.
Ces vastes volumes conçus sur des années par des artistes renommés
peuvent être repensés pour certains. Si cette étonnante maison aux
pièces intimes ne convient pas actuellement à une famille, elle
peut cependant être transformée, grâce à ses ateliers, en une demeure
familiale. Le confort présent ne demande pas d’amélioration: huisseries
bois double vitrage, isolation laine de roche 7 cm donnant des murs
de 80 cm à 1 m de large sous toiture en tuiles canal du midi; le
chauffage par radiant ne fonctionne que 3 à 4 mois par an, et est
alterné ou augmenté par cheminée du salon et le poêle moderne de
la chambre.
Un petit chemin rocailleux traverse
l’immense jardin en restanques, menant tour
à tour à un bassin se superposant au paysage, à
d’étranges escaliers et petits abris en bois
(mélèzes, red-cedar, pins, yangon) structurés par le propriétaire
en formes japonisantes, et à un charmant chalet en bois
peint à balcon, sur pilotis, suspendu
au coteau (des persiennes niçoises permettent une lumière tamisée).
Le long de murets de pierre et de petites terrasses ca et là, un
premier et jeune jardin botanique d’environ
1 ha joue de 850 variétés et espèces végétales de collection, végétation
luxuriante d’Asie et d’Amérique du Nord trouvant dans ce micro climat
la douceur de leur développement… pour déboucher sur un autre hectare
d’espèces anciennes de la région (chênes bicentenaires, frênes,
acers campestres…). Fermant le vallon, une prairie d’un
hectare permettrait de posséder des équidés se faufilant
dans tous les chemins avoisinant des collines et villages anciens
de la région (ou autres animaux…).
Ce paradis atypique se trouve à :
• 25 minutes de la mer et des plus belles villes de la Provence
et de la Côte d’Azur
• 30 min de l’aéroport de Nice
• 25 min de l’autoroute A8 sillonnant la Côte
• quelques min de la vue inoubliable sur le golfe Juan
Prix : 990 000 € A.C.
- avec ses jardins de 2 ha et sa prairie
de 1 ha -